Zeldada
Une IA qui « rêve » les contes jusqu’à leur cristallisation narrative

--------------- Projet en cours

Un conte merveilleux entre dans la machine. Une règle simple s'applique : transforme ce récit en dystopie. La version obtenue devient la matière du cycle suivant. Et ainsi de suite.

Zeldada repose sur Qwen 2.5:3b, un petit modèle de langage installé en local sur un Raspberry Pi. Moins lisse qu'un grand modèle, plus fragile, il laisse apparaître ses mécanismes internes : hésitations, bifurcations, pertes de cohérence. Ce n'est pas un défaut — c'est le matériau.

Ce qui évolue n'est pas la consigne, mais la matière narrative elle-même. Le processus est entropique : la variété se dégrade itération après itération. Les premières transformations sont riches, ouvertes, encore proches du conte initial. Progressivement, des motifs récurrents s'imposent, le champ des possibles se resserre. Un pôle dominant émerge. Le texte se stabilise, se répète, se contracte. L'ordre le plus probable s'est installé : c'est la cristallisation.

Parfois, au cœur de la cristallisation, surgissent des fragments inattendus — des images instables, presque poétiques, comme si le système ouvrait malgré lui une brèche dans son propre langage.

Ce que vous observez n'est pas une démonstration de puissance de l'intelligence artificielle. C'est l'inverse : un petit modèle, fragile et imparfait, révèle par sa fragilité même les mécanismes du langage génératif — sa dérive, sa perte, son figement.

Zeldada est un instrument d'observation : du récit, du langage génératif, et de leur dérive commune.

Un projet des Contes branchés.